mercredi, avril 26, 2006

法国巴黎将在全城铺设免费无线网络

巴黎,文艺复兴的城市;巴黎,数字化的城市。
巴黎市长贝尔纳.德拉诺埃日前向外界确认了由国家和企业合作,在全市范围内铺设基于Wi-Fi标准的免费宽带互联网计划。在他对位于加利福尼亚州的旧金山市的访问中,他在硅谷会见了许多直接参与此类地方性项目的技术与企业界人士,其中包括梦工厂、卢卡斯电影、Wildbrain的负责人,以及谷歌公司的谢尔盖.布林和拉里.佩奇。他还与旧金山市长加文.纽瑟姆签订了名为“数字姐妹城市”的条约,这标志着巴黎和旧金山一道双双进入“国际数字都市互联网络”。在这一2005年末由旧金山市发起的计划中,已有加拿大多伦多、新加坡、捷克布拉格、墨西哥城和马德拉斯等城市参与。该计划的宗旨在于加强参与该计划城市的信息化交流,并促进艺术创作。贝尔纳.德拉诺埃在一次新闻发布会中,表示他“不仅是来学习,更要模仿旧金山,使巴黎成为无线数字化城市。”他并且补充说,希望让他领导的城市成为全球第二个免费开放WiFi无线网络供其居民使用的大都市。旧金山作为首个推行该计划的城市,该市政府已经加强了和谷歌公司和网络运营商Earthlink的合作,争取在年内让全市范围内的居民在任何一个角落都能免费接入因特网。该计划大约需要花费1200万美元。
在巴黎铺设一个如此大规模的网络,无疑还存在许多有待解决的问题,其中不仅包括许多技术问题,还涉及到由此引发的网络运营商之间的竞争和他们未来营利模式的改变。旧金山的做法是由谷歌出资:企业在谷歌关联网民搜索内容并依此投放广告,谷歌收取广告费用,这也是它一贯的营利模式。该公司目前也在尝试社区广告模式,即自动列出使用者所在街区的零售商店广告。在法国,网络运营商Free不久前也宣布,他们正在测试一种类似的因特网无线接入方案。该方案并不是基于wifi,而是采用另一种被称为Wimax的模式(其前身为BLR,本地无线环状网)。该公司试图将以前用较低价格购得的无线牌照继续应用于该项目,这已经导致了一些司法干涉。而且,除去大量广告和媒体报道的光环,该公司长期以来就以大量广告、混乱的价目表和不适当的终端设备误导客户(目前该公司市场占有率第一,在大量赢利的同时,该运营商也面临着大量消费者投诉、起诉和消费者协会的指责);因此在Free那里,不能有太大的指望。而对于在整个巴黎铺设Wifi网络这个严肃的话题上,德拉诺埃还面临着一个棘手的问题:对于数据的保护,不仅敏感信息可能四处散播,而且还涉及到在随处上网时,用于定位用户的那些必要数据。
Wifi是符合IEEE 802.11标准的一种信息技术。运用该技术,可以无线组建本地网络,并在诸如办公室之类的场所实现多台电脑互联。苹果电脑公司早在1999年就使用该技术,推出并在其电脑中内置了名为Airport的无线网卡。通过交换机、路由器和无线接入点,wifi可以让人们在室外任何地点以无线宽带方式接入因特网。巴黎市内的一些区域,如车站、机场等,已经安置了无线接入点,但是这些设备大多数为私有运营商所有,需要付费才能使用。

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vendredi, avril 21, 2006

Réponse à l’article de M. Prazan et J.Tarnero, publié dans le Figaro du 18 avril 2006.

En tant qu’étudiants à l’EHESS, nous sommes profondément stupéfiés par l’article de MM. Prazan et Tarnero. Qu’a donc fait l’EHESS aux auteurs ? L’EHESS est une école d’études supérieures qui dispense un enseignement pluridisciplinaire. Les enseignants qui la composent sont, pour la plupart, des spécialistes reconnus en France, et à l’étranger. Réduire l’école à une officine d’extrême gauche est non seulement erroné, mais parfaitement ridicule. Par delà, cela traduit un mépris non dissimulé pour l’école elle-même. Mais, plus que du mépris, l’article témoigne d’une méconnaissance assez considérable de ce qu’est la sociologie. La sociologie n’a pas pour but de juger, de condamner, ou encore moins de minorer ce qu’elle étudie. Ce n’est pas son rôle. De même, croire qu’elle préfère des milieux sociaux à d’autres, démontre une singulière ignorance de son champ d’action. La sociologie, mais comme la plupart des sciences humaines, ne fonde pas sa légitimité sur la valeur qu’on doit accorder à telle ou telle représentation, ou illustration du champ social. En ce sens, il n’y a pas de Sociologie officielle. Et cela vaut mieux.

A quoi servent les sociologues en 2006 ? demandent les auteurs. Ils servent au moins à décrire la réalité telle qu’elle est. A révéler la vraie nature d’un lieu d’enseignement tel que l’EHESS ; qui n’est autre qu’un temple gauchiste. Quoique la distinction entre gauchiste et bobo ne soit pas très claire. Si les chercheurs et les étudiants sont toujours prêt à étudier tout « mouvement social pourvu qu’il soit contre », cela veut dire qu’ils sont davantage « gauchistes » que « bobo ». En effet, bobo signifie, dans l’usage courant, « bourgeois bohème ». Tandis que ceux qui étudient, et approuvent en quelque sorte, tout mouvement social pourvu qu’il soit « contre » sont, d’après les auteurs, assurément des gauchistes. Cela veut donc dire qu’étudier, éventuellement, un mouvement social qui s’oppose au gouvernement, par exemple, c’est se mettre dans une posture de « gauchiste », donc dans une position d’excès, une position idéologique. Bref, il vaut mieux ne pas étudier les mouvements sociaux ; le risque est en efffet trop fort de passer pour un extrémiste arriéré. Hereusement, MM. Prazan et Tarnero nous indiquent les sujets de recherches qui ne risquent pas de nous faire passer pour des extrémistes.

Ce n’est pas sur le capitalisme (tout va bien), ni sur la politique du gouvernement (remarquable), ni sur les « canettes de bière », les « graffitis », et encore moins sur la « gauche de gauche ». Les auteurs, dans leur sagesse, nous montrent la voie. Il faut travailler sur les sujets suivants : « la peur du monde qui vient ». « La confusion des âmes ». « La disparition des héritages culturels, des valeurs morales, de l'orthographe et des traditions ». « L 'islamisme, menace pour la démocratie ». « La violence et la barbarie avec son cortège de sexisme et d'intolérances en tout genre se développaient de manière inquiétante dans certaines populations de certaines banlieues ». « Le fanatisme et l'obscurantiste ». « Le communautarisme ». « Les tournantes dans des caves ». « L’islamisme pas toujours sympathique ». « L’homophobie et l’antisémitisme ». « Les banlieues ». Afin d’affiner dès maintenant nos outils de recherche, nous aimerions connaître la différence entre les deux islamismes mentionnés plus haut, et de même que nous sommes impatients de savoir ce que recouvre ces « certaines populations de certaines banlieues ».

A lire cette liste, impressionnante par son acuité, se dessine un portrait. Le portrait de quelqu’un qui est Français mais qui ne l’est toujours pas pour la Société Française. Ce portrait, c’est celui du Beur. Oui, ce fils d’Arabe (enfin, de Maghrébin), qui a bien fini par être Français, puisque né sur le territoire. Mais qui n’est pas vraiment Français. Puisqu’il ne veut pas l’être. Il n’aime pas la République. La République qui l’aime tellement, qui lui a donné et donne encore tellement d’amour. Qui lui montre, en le contrôlant si régulièrement, qu’elle pense beaucoup à lui.

Finalement, Le Pen l’a toujours dit. C’est la faute des Arabes.

Grâces soient rendues à MM. Prazan et Tarnero pour leur contribution à la vérité.

Ps :nous avons cherché en vain des références d’ouvrage de sociologie de M. Tarnero, nous n’en n’avons pas trouvé.

lundi, avril 17, 2006

荷兰Keukenhof花园2





荷兰Keukenhof花园1






因导入时相机电力不足,导致照片管理软件崩溃,后又误操作,结果大半照片丢失,只好从残片里收拾出几张。大家凑和着看。

dimanche, avril 09, 2006

意大利选举

贝卢斯科尼是在下午三点在他的家乡米兰投票的。贝卢斯科尼特别拉上了他的95岁的老母亲来投票,似乎这位老人的一票他也不轻易放过。他特别叮嘱这位老眼昏花的老人说:“你在意大利力量党上画个圈。”意大利力量党是贝卢斯科尼领导的右翼政党。一位选举监督员提醒这位富翁总理说,你不能提示别人该选谁!贝氏疑惑地说:“我对我母亲这样说也不行吗?”

大选日的意大利阳光明媚,这可能会让更多的意大利人有个好心情去参加投票。大选投票将于当地时间周一下午三时结束。2001年的那此大选星期天也是阳光明媚,生性懒散自由的意大利人白天出去郊游,晚上才纷纷涌到投票站投票,结果投票站不得不彻夜开放。

© 2006 Deutsche Welle

jeudi, avril 06, 2006

中研院近史所目前做的题目

中研院从事中国现代史研究的基本单位有三:

1º 史语所(~1840)做思想史,陈熙远弄孔教。

2º 近史所(明末清初以来)目前有向台湾史转向的趋势,其中包括近期陈仪深颇具争议的二二八调查报告。

3º 台史所。

此外,还有社科所改组而来的人文社科中心、欧美所、文哲所。其中胡晓真对弹词和妇女问题进行专门研究。

近代史的基本教学单位集中在政大和师大。目前的青年研究人员,一半以上出身在这两间学校。

上世纪90年代以来,中国现代史研究逐渐衰微,台湾史成为显学。其中制度因素明显,有许多政治方面的考量。相对应的趋势是,文化史研究兴起。

目前近史所研究的趋势是:

1º 政治史逐渐被忽略,台湾史中的政治史逐渐受到重视。

2º 思想史向文化史转向,新进人员开始研究小报作者,如经报、福尔摩斯、金刚传等。目前有人专攻上海游乐场、跑马场的传单。王正华出身艺术史,主张看图说话。这表明人们开始关心民众生活,特别是日常生活的纹理。由于专门看小报,新人们经常被前辈骂。

3º 经济史研究出现危机,主要是由于研究人员没有学过计量经济学。叶淑贞曾推现象描述向环境史的转型,但已失败。在此方面,当前的工作集中在消费研究(过去重生产)、企业史(个别研究)上。有人专事中国鸭蛋出口、怡和洋行船运。陈慈玉在做日治和光复初期的企业档案调查,尤其是碱业。

当前研究重点如下:

1º 妇女研究(林维红、游监明)。主要刊物是台大外文系的《妇女杂志》。

2º 法律史(高明士)。这是目前跨学科互动做得比较好的地方。黄源盛整理了淡新档案(日治时期台湾法院档案);王泰升整理了大理院判案注释(习惯法在中国法律体系中的地位)。总督府档案也正在出版。

3º 近代中国都市(会计、律师、企业、宗教、商人)。医疗史研究方面,透过中医和海关对西医的传播做工作。雷祥麟研究20年代上海的中西医擂台。

其他方面:1950年代的当代中国研究开工。台湾高铁的口述历史整理工作(从TGV反水到新干线的过程)。学术史方面,整理中研院院志。另外,出版了一批回忆录和日记,对教育史、旅游史、考试史的研究均有帮助。

mercredi, avril 05, 2006

lundi, avril 03, 2006

Le blocage des campus par les anti-CPE inquiète les étudiants étrangers

Etudiants étrangers, ils s'étaient inscrits à la Sorbonne ou à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), "la crème de la crème" de l'Université française. Venus pour six mois, un an, voire plus, ils se retrouvent, contrat première embauche (CPE) oblige, privés de campus.
Sans aucun cours depuis un mois, Christine Sandvold, 22 ans, est arrivée d'Oslo pour faire son second semestre à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) dans le cadre d'une bourse Erasmus. La jeune Norvégienne redoute que son semestre soit annulé. Autre éventualité, également problématique, le report des examens en septembre : "A Oslo, l'année universitaire reprend à la mi-août. Il faudra revenir et mon prêt d'Etat s'arrête fin juin." Seul espoir : que ses parents, aux revenus moyens, lui prêtent de l'argent.

Mais la jeune fille garde le sourire et comprend que "les jeunes soient fâchés d'être stigmatisés". "La solution du CPE ne me semble pas la meilleure façon de faire", explique-t-elle dans un français impeccable. Elle regarde néanmoins avec étonnement les occupations d'universités : "Ça n'a jamais existé en Norvège."

Sa compatriote, Ina Jarmyr, 23 ans, qui suit le même cursus, juge le manque de concertation entre manifestants et gouvernement "typiquement français". Sur le fond, elle aussi comprend les étudiants. Elle est même allée manifester une fois, "pour voir". Les deux copines occupent leurs journées en faisant du tourisme, essaient de lire des livres pour s'avancer. Mais comment choisir dans cette liste interminable que leur ont donnée leurs professeurs ?

Ennuyé, ce couple coréen l'est aussi. Lee Eun-young et son mari, Lho Byung-hyuk, préparent une thèse de doctorat à l'EHESS, le temple de la pensée française. Elle, sur l'histoire de France au XIXe siècle, lui sur Montesquieu. L'occupation de l'école du boulevard Raspail par des jeunes gens opposés au CPE (Le Monde du 24 mars), les a profondément "choqués". "Dans ce mouvement, il y a non seulement des étudiants mais de jeunes vandales", assure le couple, qui reste très réservé sur l'intérêt du CPE.

L'occupation de l'EHESS n'a pas vraiment bouleversé le quotidien de Manuel Fuentes, 24 ans, venu de Mexico pour poursuivre une thèse en sciences du langage : "C'est à la Bibliothèque nationale ou dans ma chambre que je travaille", explique-t-il. Il y a bien ce séminaire obligatoire auquel il ne peut plus assister, mais ce sympathisant zapatiste observe avec envie la mobilisation des jeunes Français.

A l'EHESS, l'étudiant mexicain a même assisté à quelques assemblées générales (AG), "des réunions où tout le monde parlait et personne ne s'écoutait". Ce qui le rassure, c'est de voir que "la société française, qu'(il) croyait un peu endormie, se mobilise contre une stratégie mondiale de précarisation". Car pour ce fils d'avocats aisés, la protestation va bien au-delà du CPE ou de la loi pour l'égalité des chances, "c'est un mouvement contre le capitalisme".

Arrivée à Paris en septembre 2005 de Pologne, Alexandra Drzymala, 26 ans, en master de littérature comparée à Paris-IV (Paris-Sorbonne) comprend, elle aussi, la révolte étudiante. "Dans mon pays, personne ne s'est battu contre les contrats précaires", regrette-t-elle. L'ampleur du mouvement l'a impressionnée : "La force de ces gens qui veulent défendre leurs droits !" Pourtant, la déception de perdre des heures de cours perce. Boursière, la jeune femme est quand même là, dit-elle, "pour profiter au maximum de cette année d'études à l'étranger". Heureusement, elle a réussi à grappiller quelques cours dispensés loin du bâtiment historique, fermé depuis plusieurs semaines.

L'intérêt économique du CPE ? Sylwia Depta, 28 ans, étudiante en master de commerce extérieur à Paris-I, n'y croit pas. "Les jeunes embauchés avec un tel contrat consommeront peu et la croissance ne redémarrera pas", argumente cette jeune Polonaise, salariée à mi-temps dans un magasin de prêt-à-porter. Elle jongle entre études et travail depuis son arrivée en France, il y a neuf ans. Obligée de "s'expatrier" en Normandie pour pouvoir trouver un petit logement à la hauteur de ses faibles revenus, elle utilisait jusque-là ses quatre heures de transport quotidien pour réviser ses cours.

Si elle ne voit pas comment elle pourrait rattraper le programme avant le début de son stage, prévu en mai, l'étudiante considère que "les Français ont beaucoup de chance de pouvoir descendre dans la rue". Rare point commun avec la jeunesse de son pays d'accueil, la peur de l'avenir. "Est-ce qu'avec toutes ces études j'arriverai à quelque chose ?", se demande cette native de Slupsk, une ville où le taux de chômage atteint près de 40 %.

Martine Laronche et Catherine Rollot
Article paru dans l'édition du 04.04.06 LE MONDE